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ÉCRIRE, ÇA FAIT DU BIEN (EN PLUS DE CHANGER LE MONDE, AU MOINS LE MIEN) !

par Claire Sibille

publié dans Des livres profonds ... comme une psychothérapie !

ÉCRIRE, ÇA FAIT DU BIEN (EN PLUS DE CHANGER LE MONDE, AU MOINS LE MIEN) !

 

Résumé : J’ai besoin de célébrer l’écriture et de la remercier d’avoir choisi de faire partie de ma vie. Peut-être certain.es disent la même chose pour le foot ou le piano. Moi c’est l’écriture. Et avant l’écriture, la lecture, mais j’en ai parlé ailleurs. De plus en plus d’auteurices font de même. Pour ne citer que lui, Cyril Dion[1], parle d’une « furieuse envie de créer », j’adhère ! Et il cite Christian Bobin : « Lire et écrire sont deux points de résistance à l’absolutisme du monde ».

Et je rajouterai, une lutte indispensable contre la vampirisation des écrans, à laquelle je suis soumise, comme tout le monde.

Mais le trio : Lecture, Écriture, Vivant tient bon !

 

J’écris mon journal intime, depuis que je sais écrire. Cette expérience d’écriture est liée à une blessure que j’ai racontée dans une des nouvelles de mon recueil « Juste un (très) mauvais moment à passer »[2], Les Bonnes. Une intrusion dans mon intimité, comme une préfiguration version 70’s de ce que vivent trop de personnes aujourd’hui, en beaucoup plus violent à cause des réseaux. Mais j’ai continué malgré tout, car c’était vital pour traverser l’adolescence. À 21 ans, j’ai tout brûlé, une manière de tourner la page. Je l’ai beaucoup regretté ! Après, les beaux cahiers se sont accumulés, et je ne sais pas où j’aurais mis ces appels au secours et ces utopies enflammées d’une ado paumée que j’ai ensuite appris à écouter et protéger. Et il faudra bien un jour que je refasse un grand feu de joie avec tous ces écrits qui remplissent des cartons !

J’écris des essais pour :

- transformer ma mémoire et mon vécu en expérience utile et transmissible.

- penser en profondeur des sujets que je n’avais fait qu’effleurer.

- confronter dans les recherches ma pensée à celle d’autres auteurices.

- affirmer et affiner mes engagements et mes bases.

Je réunis toujours dans mes essais une forte implication personnelle à des recherches sourcées et approfondies. Je ne supporte plus de lire les auteurs qui assènent une vérité vraie depuis le haut de leur pyramide de savoir, alors je ne le fais pas moi-même.

J’écris des nouvelles pour canaliser une émotion forte suite à un évènement, un fait de société, une rencontre, et la transformer en croissance intérieure. Mes nouvelles gagnent régulièrement des concours et ont été très souvent sélectionnées pour des recueils bénévoles, contre les violences faites aux femmes, pour l’inclusivité, contre la censure, pour la protection du Vivant … Ainsi, en plus d’avoir le plaisir d’écrire, je me sens utile et en cohérence avec mes engagements.

J’écris des romans pour imaginer d’autres futurs, des futurs désirables, créer de nouveaux récits, vivre toutes les vies que je n’ai pas vécues, et bien heureusement pour certaines ! Cyril Dion entre autres, encore lui, insiste beaucoup sur cette nécessité de créer des futurs désirables à travers la fiction. Et si mes livres s’organisent autour d’un traumatisme, c’est-à-dire du réel, ils amènent un message de résilience, de lutte, d’épanouissement. La psychologie des personnages que j’ai à cœur d’approfondir, merci à mon métier de psy, me permet de mieux me comprendre et comprendre les autres. J’écris aussi des romans, en particulier ceux de mes romans qui appartiennent au genre policier ou roman noir, pour approfondir certains sujets de société.

Vous vous rendez compte de tout ce que cela m’apporte !

J’écris aussi des chroniques, articles, billets d’humeur, dans mon blog ou dans des journaux pour prendre du recul par rapport à l’actualité tout en continuant à appartenir au monde, à mon époque, à ses défis. J’espère avoir bientôt le temps de les retravailler et regrouper dans des petits livres.

Et enfin j’écris des poèmes quand je suis prise dans la magie d’un instant, la plupart du temps en lien avec le Vivant dont je fais partie.

Les livres ont toujours été un symbole de liberté – et d’oppression. Autodafés et censure, toujours présents même dans nos démocraties[3], et, en opposition criante, quelques rares livres, souvent religieux, qui plombent la liberté de pensée pendant des siècles et interdisent la parole et l'esprit critique.

 

Alors oui, je continue d’écrire, d’abord par nécessité, ensuite par désir et plaisir, enfin par envie de partage et militance, donc je ne suis pas près d’arrêter !

 

[1] Cyril Dion, La lutte enchantée, Comment garder espoir (et lutter !) dans un monde qui bascule. Actes Sud. France Inter. 2025. Je fais en particulier référence à la section : "Changer d'histoire pour changer l'Histoire" en quatre parties : Nous sommes une espèce fabulatrice, Ces fictions qui organisent nos vies, Face à Trump et Musk, créer d'autres récits, La bataille des récits et le pouvoir de la fiction.

[2] Juste un (très) mauvais moment à passer, Claire Sibille, Liane Langenbach pour les illustrations, BOD, 2023. https://www.babelio.com/livres/Sibille-Juste-un-mauvais-moment-a-passer/1400110 .

[3] Voir par exemple le recueil « #WhenIwas15, Lire et Dire le Désir », coordonné par Nicolas Mathieu, auquel j’ai participé. Voir aussi, je vous laisse chercher sur Internet, les militants néonazis qui ont brûlé des livres près de Lorient en juin dernier.  Sans parler de ce qu’il se passe dans la plus grande démocratie du monde, les USA.  Et dans l’autre sens, la belle histoire en Syrie de la bibliothèque de Daraya : https://www.instagram.com/delphineminoui/

J'espère vous y rencontrer autour de mes trois livres de fiction !
J'espère vous y rencontrer autour de mes trois livres de fiction !

J'espère vous y rencontrer autour de mes trois livres de fiction !

Pour les nombreuses personnes qui me demandent quand a lieu la prochaine rentrée de mes ateliers d'écriture thérapeutique et créative, Écrire pour se réinventer, c'est pour 2026 !

Je vous donne RV très bientôt.

 

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J’AI LE SYNDROME D’IDÉFIX !

par Claire Sibille

J’AI LE SYNDROME D’IDÉFIX !

Je ne savais même pas que ça existait.

Rappel sûrement inutile, Idéfix c'est le petit chien d'Obelix dans la BD Astérix, qui tombe évanoui, à moins qu'il ne pleure, panique ou se mette en rage chaque fois que l'on abat un arbre.

Chaque fois que je roule, sur mes routes de campagne, derrière un camion avec des troncs issus des coupes rases faites dans mon coin, j’ai envie de mettre une bombe.

 

Et il y a une semaine j’ai été traumatisée au point de sangloter en regardant le remarquable film « Le Vivant qui se défend », de Vincent Verzat.

Arbres immenses massacrés tombant dans un bruit terrible et laissant un champ de ruines. Une photo d’il y a un siècle avec des arbres coupés d’une telle taille que l’on en trouve plus aujourd’hui.

Je dis alors à mon compagnon, « j’ai le syndrome d’Idéfix ! ». Par souci d’autrice contre le plagiat, avant d’écrire ce post, je vais quand même chercher sur Google et je le trouve ! Complexe ou Syndrome. Je garde le mot syndrome, qui me paraît plus adapté dans sa définition d’un ensemble de caractéristiques non liées à des problèmes d’enfance, quoi que en ce qui me concerne, et surtout moins connoté psychanalyse.

Je ne prends par contre pas l’aspect pathologique qui existe dans les deux termes. Ces pleurs ne sont pas pathologiques ! C’est d’ailleurs aussi pour cela que j’utilise maintenant le terme Écosensibilité plutôt qu’Écoanxiété.

Les seuls arbres que je supporte de voir couper ce sont les pins des Landes, qui me font penser à des asperges, c’est la région, et qui sont cultivés comme tels ! Difficiles débats pour les meubles indispensables.

Bref, c’est chez nous que ça se passe !

La forêt dont j’ai la charge, encore vivante et protégée, celle qui entoure mon chalet de psychothérapeute, me protège beaucoup des maux de l’actualité. 25% de stress en moins disent les études scientifiques. Parfois ça frôle les 100% ! Parler avec les arbres, et les multiples petites bêtes et animaux plus gros qu’ils abritent, c’est un cheminement de fusion avec le vivant qui rend le monde plus soutenable, et qui pour tout dire me rend heureuse.

Merci Idéfix de manifester une sensibilité que beaucoup trop d’hommes ont perdue !

 

 

Aujourd’hui, il y a une mobilisation dans le coin contre l’abominable projet E-cho qui veut détruire nos forêts pyrénéennes.

NON !

Toutes les ressources ci-après : le film, l'association locale Rondins des bois 64, la mobilisation de ce soir. J’y serai aussi au nom de Lasseube en Transition, association  à laquelle je participe.

À la manif du 27 novembre contre le projet E-CHO !À la manif du 27 novembre contre le projet E-CHO !

À la manif du 27 novembre contre le projet E-CHO !

FAISONS MASSE CONTRE LE PROJET E-CHO!

JEUDI 27 NOVEMBRE 17H30 > 18h15

RASSEMBLEMENT devant l'entrée du siège de la CCLO à MOURENX 

(parking Leclerc à 2min)

Ce jeudi 27 novembre aura lieu le dernier comité de suivi du projet E-CHO d'Elyse energy à Lacq, réunion dans laquelle le porteur de projet répond à une sélection d'interlocuteurs, au sujet de l'avancée du projet E-CHO qui prévoit de consommer des millions d’arbres, de m3 d’eau du Gave de Pau et une quantité faramineuse d'électricité pour produire du kérosène....

Alors que 238 communes d'Aquitaine se sont positionnées contre le projet (et 14 "pour"), Elyse Energy et Patrice Laurent (président de la CCLO) veulent passer en force !

Il est donc urgent que nous soyons là, nombreux, pour représenter cette opposition de citoyen.nes engagé.es face à ce projet aux lourds impacts environnementaux.

Le débat a lieu dans nos campagnes et dans nos villes, pas dans leurs bureaux!

Nous exigeons l'arrêt immédiat du projet!  

Rondins des Bois 64

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