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le quotidien c'est pas banal !

MAIGRIR À NOËL … ET JEÛNER EN JANVIER !

par Claire Sibille

publié dans Le quotidien c'est pas banal !

MAIGRIR À NOËL … ET JEÛNER EN JANVIER !

Résumé : J’ai encore perdu deux kilos pendant les fêtes, et ce n’est pas fini … Tentative d’explication de ce phénomène, pour le moins assez peu développé entre Noël et le Nouvel An, il faut attendre janvier pour entendre parler du Dry January et du Veganuary pour apprendre à diminuer sa consommation d’alcool et de produits d’origine animale. Je prends juste un peu d’avance …

Deux semaines avant le solstice d’hiver, je commence par ressentit un vague dégoût devant les vitrines des magasins et leurs équivalentes en ligne. Petit à petit ce phénomène prend de l’ampleur et se transforme en nausée. L’impression générale c’est que tout se resserre en moi, sauf les cordons de la bourse, car cela n’empêche pas de chercher à faire plaisir aux proches et à soutenir les moins proches.

Je me sens comme la petite fille aux allumettes, conte omniprésent de mon enfance à la fois bourgeoise et culpabilisante ! À part qu’à l’opposé de l’héroïne de ce conte, je ne regarde pas avec envie les tables et les vitrines débordantes, je gère ma nausée autant que je peux. Elle ne m’a pas lâchée pendant plusieurs semaines, elle est petit à petit en train de disparaître au fur et à mesure que se rouvre la porte du soleil et que la lumière recommence à croître. Pendant cette période hivernale, le Vivant, loin de surconsommer, se replie et concentre son énergie sur le travail intérieur : c’est la dormance.

J’aime ce temps de trêve. Tout s’apaise, y compris, chez moi, le désir. À commencer par le plus banal, celui de manger. À la table de fête, je mange ma demi omelette aux champignons et sa demi-purée de potimarron, je garde le reste de l’assiette pour le soir. Je savoure le plaisir de mes proches devant leur assiette débordante, aucun problème. Parfois j’ai malgré tout une crise, cette année face à un Panettone délicieux, qui ne suffit pas à dévier le cours des choses. Je maigris. Mon estomac se contracte de plus en plus, je le sens.

Quand est-ce que ça a commencé ? Peut-être quand j’ai commencé à jeûner, il y a dix ans. Le jeûne est un médicament formidable, un nettoyage salutaire, mais aussi un acte politique, une revendication de décroissance, une lutte contre la surconsommation, j’en ai témoigné dans mon livre « Le jeûne, une thérapie des émotions ». Son succès régulier, même avec une petite maison d’édition confidentielle, me montre à quel point c’est une aspiration légitime et partagée. Oui, la décroissance, la sobriété, peuvent rendre heureux, léger, libre.

Je note aussi une augmentation proportionnelle de mon empathie envers les personnes les moins susceptibles de profiter des agapes de Noël, les vraies petites filles aux allumettes, elles sont très nombreuses, de plus en plus nombreuses, dans notre riche pays. Par ailleurs, l’obscénité – la formule n’est pas de moi mais d’une sociologue – des milliardaires et des tyrans m’est un formidable moteur de sobriété. Plus je les vois ou les entends, moins je les envie, plus j’ai de joie à faire mon bouillon d’épluchures de légumes (un régal !). Plus je respire l’énergie du Vivant dans la nature où j’ai la chance de vivre. Plus je me régale à poser des mots ou des couleurs sur le papier ou sur mon ordinateur.

Je constate que ce besoin de sobriété touche tous les domaines de la consommation, par exemple celle des écrans et des réseaux. J’aspire – je programme – une semaine loin de ces capteurs d’attention. En attendant je les mets de côté, je prends un livre qui m’intéresse et je sens mon cerveau, contrairement à mon estomac, se déployer physiquement dans des zones inexplorées. C’est prodigieux. Je précise que cette sensation ne s’accompagne de la prise d’aucune substance !

Alors que faire de ça ? En profiter pour préparer mon jeûne de début d’année en toute sérénité, sans aucune frustration. Louper les soldes avec une joie féroce.

Donner de la place à la vie intérieure, aux sentiments partagés :

 NOURRIR … LE LIEN !

Une grand-mère ou une mère qui arrive à réunir toute une famille au moment des fêtes, rituel qui s’effondre à sa mort, beaucoup d’entre nous en ont une en mémoire. Sous prétexte de poulet rôti pommes sautées tarte aux pommes, ce qui importe c’est l’existence d’une famille. Existence uniquement liée à la présence de cette source affective chaleureuse, tel le centre d’un système solaire. Quand le soleil s’éteint, les planètes se dispersent, s’éloignent, explosent et le trou noir les remplace. Ce sont souvent les femmes qui occupent cette place et nourrissent le lien, faites le compte autour de vous. C’est un investissement énergétique, affectif, physique non rémunéré, souvent invisibilisé, voire dévalorisé aujourd’hui.

MAIS IL EST ESSENTIEL.

Je vous souhaite de nombreuses nourritures affectives en ce début d’année.

Mais tout autant de nourritures créatives, car la création a ceci de paradoxal qu’elle nourrit l’être de ce qui sort de lui !

Je l’expérimente tous les jours.

La JOIE est le grand cadeau du Vivant, elle emplit l’espace vidé du superflu.

Vous ne me croyez pas ? Essayez pour voir … J

Un nouveau commentaire d'une voisine encore inconnue ! Une belle surprise de Noël.

Un nouveau commentaire d'une voisine encore inconnue ! Une belle surprise de Noël.

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N’OUBLIONS PAS LE SOLSTICE D’HIVER !

par Claire Sibille

publié dans Le quotidien c'est pas banal !

N’OUBLIONS PAS LE SOLSTICE D’HIVER !

Bizarre d’entendre parler sans cesse de Noël, d’Hanouka ou de la Fête des lumières qui a émigré de Lyon (Sainte Lucie) vers tant d’autres villes pour des raisons essentiellement commerciales, sans que PERSONNE ne dise un mot sur l’origine toujours présente de ces fêtes, le Solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année, cette nuit du 20 au 21.

Presque personne, parce qu’au dernier moment j’ai entendu un philosophe en parler sur France Inter, soyons juste !

Mais quand même.

C’est interrogeant de faire passer la culture non seulement avant la nature mais dans l’oubli de celle-ci. Quand j’en parle la plupart des gens me disent : « ah oui, c’est vrai, la nuit tombe vite. Ça doit jouer sur mon moral ». Oui, c’est pour cela que l’on fête la lumière pendant ou autour de la nuit la plus longue de l’année. Celle où une de mes filles avait peur de s’ennuyer quand elle était petite ! Je vous rassure comme je l’ai rassurée à l’époque, la différence est d’une minute 😅.

Dans la nuit de samedi à dimanche, nous allumerons comme chaque année une bougie pour faire face aux ténèbres sans les agresser par une lumière trop vive. Car l’obscurité c’est aussi ce qui peut protéger et réconforter. C’est aussi ce qu’il faut apprivoiser, par le sommeil, puis enfin par la mort. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet et j’y ai déjà consacré pas mal d’articles de ce blog, tant ce CALENDRIER DU VIVANT me tient à cœur et rythme ma vie depuis longtemps. Je vous invite donc à regarder les articles déjà écrits en cherchant "Solstice", attendons un peu pour Noël.

Mais il se prépare en ce moment, alors disons quand même quelques mots. Noël devrait être par excellence la fête de la décroissance. C’est une bougie que l’on allume face à l’obscurité, éventuellement un feu pour chasser les mauvais esprits et récupérer une bûche pour ensemencer le nouveau cycle. Si l’on se tourne vers la partie chrétienne de notre histoire, on ne peut pas dire que la crèche, le bœuf et l’âne aient grand-chose à voir avec les supermarchés bondés ! De même que les rois mages qui arriveront plus tard nous parle de l’accueil des migrants. Que de dissonance cognitive dans notre société …

Je ne suis pas en reste, je m’empresse de le dire, même si c’est une préoccupation et une réflexion quotidiennes, par exemple n’acheter que des articles utiles (à commencer par des livres 😀), et réalisés localement, ou encore manger végétarien même à Noël, sans pour autant imposer cela à toute la tablée. Rien de plus inaudible que la morale, rien de mieux que l’exemple, ce n’est pas nouveau.

Je vous laisse, j’ai une bougie à allumer …

N’OUBLIONS PAS LE SOLSTICE D’HIVER !

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