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le quotidien c'est pas banal !

Une histoire de femmes ?

par Claire Sibille

publié dans Cette société - c'est la notre ! , Des livres profonds ... comme une psychothérapie ! , Le quotidien c'est pas banal !

Femme lisant. Picasso.

Femme lisant. Picasso.

Une histoire de femmes ?

La littérature est-elle sexiste ?

Billet d'humeur sur le sexisme inconscient d'hommes biens sous tous rapports

Je n’ai jamais entendu des lecteurs ou des lectrices de Houellebecq ou de Norek constater le peu de femmes présentes dans leurs romans, ne parlons pas d’héroïnes. Par contre j’ai eu déjà trois fois cette réflexion, d'hommes très sympas par ailleurs : « c’est une histoire de femmes », ou encore « il n’y a pas beaucoup d’hommes dans votre roman ». C’est faux. Il y en a beaucoup, comme l’ont heureusement remarqué d’autres lecteurs. Mais ce ne sont pas les héros. Les personnages de premier plan sont des femmes.

Un peu agacée, je suis allée voir par curiosité les catégories de Babelio et j’ai été confirmée dans mon intuition. Il y a une grande catégorie « histoire de femmes ». La thématique comporte 149 romans. Si vous tapez par contre « histoire d’hommes » vous en trouvez sept dont le premier qui s’appelle tout simplement histoire d’hommes… Qu’en déduire ? Rien que de très banal. Un roman dont les héros sont des hommes est tout simplement un roman. Un roman dont les héroïnes sont des femmes devient… un roman de femmes.

On trouve la même chose dans le racisme. La norme étant l'homme blanc, si vous devez mettre d'autres origines ethniques dans vos écrits vous devez le préciser. Un noir, une asiatique... C'est une des difficultés de l'écriture contre laquelle j'ai buté. Enervant... mais impossible de faire autrement sous peine de n'avoir que des hommes blancs dans l'histoire !

La même culture patriarcale nous ayant nourris fait que simplement deux écrivaines faisaient partie des 22 textes proposés au bac français il y a trois ans (je cite d’ailleurs cette anecdote dans mon roman).

Il n’y a pas si longtemps les hommes trouvaient plus facilement un éditeur car prometteurs de plus de ventes qu’une femme. Heureusement cet adage est mis à mal, à la fois par la romance au kilomètre produite tant par l’édition classique que par l’auto-édition, mais aussi par quelques brillantes écrivaines comme Leila Slimani, Alice Zeniter ou Clara Dupont-Monot pour rester en France. Elles commencent à changer la donne mais simplement dans les dix dernières années et encore on les remarque, ce qui n’est pas  le cas des écrivains.

Si vous regardez les peintures, impossible de ne pas remarquer l'ambiance générale, malgré toutes les exceptions : les "femmes lisant" sont souvent alanguies sur un divan. Normal elles lisent des romans d'amour. Les "hommes lisant" sont à leur bureau, se tenant la tête entre les mains. Normal, ils pensent.

Enfin, regardez les prix littéraires. Même le prix « Femina » créé par réaction à la misogynie ressentie du Goncourt, peine à nommer des femmes… Là encore une inflexion existe depuis quelques années, mais l’idée de discrimination positive, déjà présente dans le nom de ce prix, m’est venue à l’esprit, ce qui veut tout dire…

Alors même si je pense que mon roman fera un beau cadeau de fête des mères vu son thème, ne vous inquiétez pas, c’est d’abord un roman…
Et je termine donc par un commentaire reçu ce matin de la part d’un homme :
« J’ai lu votre bouquin et j’ai passé un super moment ! Ça fait partie de ces bouquins dont j’aime savourer chaque phrase petit à petit et y revenir ». Laurent.


Vous avez bien sûr noté le bouc-uin. A noter pour les amateurs d’étymologie que le « vieux bouc » (bouquin), qui désigne tant l’animal que l’homme débauché, est un homonyme qui n’a rien à voir… en théorie !

 

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Itinéraire d'un premier roman, la suite : Des nouvelles d'"Inventaires"...

par Claire Sibille

publié dans Fiction , Le quotidien c'est pas banal !

Itinéraire d'un premier roman, la suite : Des nouvelles d'"Inventaires"...

Photos des dédicaces passées et dates des prochaines

Quelques critiques de libraires

 

Écrire un premier roman, c'est beaucoup voyager et échanger, avant, pendant... et après !

AVANT 

Je voyage entre tous les possibles en lieux et en temps.

Où ? Un lieu que je connais bien ? un pays que j'ai croisé ? un lieu imaginaire ? un lieu connu mais non nommé, protégé ?

Quand ? Pour combien de temps ? Une heure ? Un jour ? Une année ? Une génération ? Plusieurs générations ? 

Ce sont des questions essentielles dans l'écriture d'un roman. La réponse peut être évidente ou prendre beaucoup de temps à être tranchée.

J'échange avec le réel, le quotidien. Je prends des notes dans mon petit carnet. Description d'un lieu, personne rencontrée, pensée, rêve, c'est le fameux journal de bord de l'écrivain, que chacune et chacun adaptent à leur manière. Moi je suis profondément structurée-désorganisée, je crois comme beaucoup de femmes et de plus en plus d'hommes amené.es à gérer dans une journée des tas de tâches n'ayant absolument rien à voir les unes avec les autres ! Donc c'est un peu le bazar entre tous mes lieux de prises de notes, mais je finis par m'y retrouver, alors qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits !

 

PENDANT

Je voyage dans l'espace rétréci de ma page blanche, de haut en bas et de gauche à droite, et je remonte avant de tourner la page...

J'échange avec mes personnages : que font-ils aujourd'hui ? Qu'ont-ils à me dire ? J'écoute leurs émotions, leurs difficultés, leurs défis, leurs réponses.

J'échange avec des pros aussi. Très peu pour "Inventaires", mais quand même une fiche de lecture très utile d'une agente littéraire, Georgia Terzacou. Et avec l'éditeur pour la correction, un travail que j'ai déjà raconté, et qui m'a beaucoup intéressée.

 

APRÈS

Je voyage pour faire connaître mon livre : je viens de Paris et de Normandie (voir photos), et au mois d'avril ce sera plus local, à Oloron et à Pau (voir ci-dessous).

J'échange avec d'autres écrivain.es, des libraires, des gens passionnés et passionnants.

J'échange avec les lectrices et les lecteurs, c'est merveilleux ! Vraiment. Des bouts de vie qui se croisent et se mélangent, se nourrissent et repartent... Gratitude pour l'enthousiasme, les retours positifs, le soutien, l'envie de partage. J'espère que d'autres suivront, pour ce roman... et les suivants.

Et j'espère vous rencontrer prochainement si ce n'est déjà fait !

PROCHAINES DÉDICACES LOCALES :

- Samedi 9 avril de 16h à 18h au Centre culturel Leclerc d'Oloron

- Samedi 27 avril de 15h à 18h à la librairie l'Escampette à Pau

- Samedi 30 avril de 10h à 12h à la librairie l'Escapade à Oloron

Une jolie dédicace transgénérationnelle... et deux jolies critiques de libraires. Cliquez sur la photo pour voir les deux autres.
Une jolie dédicace transgénérationnelle... et deux jolies critiques de libraires. Cliquez sur la photo pour voir les deux autres.
Une jolie dédicace transgénérationnelle... et deux jolies critiques de libraires. Cliquez sur la photo pour voir les deux autres.

Une jolie dédicace transgénérationnelle... et deux jolies critiques de libraires. Cliquez sur la photo pour voir les deux autres.

PARIS AVEC JEAN-BAPTISTE ANDREA
PARIS AVEC JEAN-BAPTISTE ANDREA
PARIS AVEC JEAN-BAPTISTE ANDREA

PARIS AVEC JEAN-BAPTISTE ANDREA

NORMANDIE AVEC DE SYMPATHIQUES LIBRAIRES, JOURNALISTES ET LECTEURS/TRICES
NORMANDIE AVEC DE SYMPATHIQUES LIBRAIRES, JOURNALISTES ET LECTEURS/TRICES
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Itinéraire d'un premier roman, la suite : Des nouvelles d'"Inventaires"...

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