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le quotidien c'est pas banal !

Les vœux, ça ne vœu (t) plus rien dire !

par Claire Sibille

publié dans Le quotidien c'est pas banal !

Les vœux, ça ne vœu (t) plus rien dire !

Billet d'humeur aigre-douce

Résumé : Chaque année c’est pareil mais de pire en pire (comme pas mal d’autres choses). Mais cette année en particulier, souhaiter la bonne année m’a semblé dépassé ! Et je ne suis pas la seule.

Chaque année je m’interroge sur les vœux, les souhaiter ou pas, et cela m’invite à réfléchir au sens que cela peut avoir. Accueillir la bonne volonté qui nous habite un instant en voyant se dérouler à nos pieds l’année à venir, accueillir la lumière qui recommence à grandir, certes depuis le solstice, mais de manière plus visible. Ou tout simplement en profiter pour dire aux personnes qui nous entourent à quel point elles comptent pour nous. Je préfère le faire tout au long de l’année.

Le cadeau le plus important de ce moment rituel est une réflexion sur le sens que je donne à ma vie. J’ai écrit plein d’articles sur ce sujet, un chaque année depuis 15 ans, vous en trouverez certains en fouillant dans mon blog. Tout ce que j’y ai écrit et encore valable, et, pour certains, encore plus.

La nouvelle année, c’est parfois l’occasion de « prendre des bonnes résolutions ». Prenons-les comme l’expression d’un souhait, d’un désir, duquel la plupart du temps il faudra faire le deuil une année de plus. Car ce n’est pas là que ça se joue.

Mais cette année a été particulièrement marquante : je n’ai reçu/envoyé aucune carte de vœux. Même par courriel, en dehors de celles des associations que je soutiens. C’est une première. Les personnes, nombreuses, croisées dès le 2 janvier hésitaient à souhaiter Bonne Année, c’était sensible, et, quand c’était souhaité, c’était plus sur le ton de l’humour, ou avec une réflexion acerbe sur l’actualité.

Il faut dire que les infos du premier janvier avaient un goût de « ce n’est vraiment pas le moment de souhaiter la bonne année, là ». Par décence. Par respect pour le deuil des familles, l’oppression des victimes, la violence et les meurtres de masse vécus par trop d’êtres humains.

Le 15 janvier approchait et je me disais, tu pourrais quand même présenter tes vœux même le maire du village le fait. Mais j’étais butée. Je n’avais pas envie.

J’ai même commencé à écrire un article intitulé « Je vous souhaite une très mauvaise année ». Ou je vous aurai parlé de la pensée comparative. Allez, je vous en parle. C’est un concept psy qui indique que quand quelqu’un affirme quelque chose, il faut aller voir la pensée opposée qui est souvent bien présente dans sa vie. Se méfier par exemple d’une amie qui n’arrête pas de vous dire à quel point elle est heureuse en couple …

Et donc en vous souhaitant une mauvaise année, je vous enverrai, en pensée comparative, plein de bonnes vibes.

L’humour est une arme de guerre.

La superstition aussi.

Cette année je n’ai toujours pas souhaité mes vœux à des tas de gens à qui je le fais d’habitude. Je culpabilise. Et s’ils allaient tomber malades ou être ruinés à cause de moi ?

Car la force d’un rituel est telle que ne pas le suivre peut sembler pire que de transgresser la loi. Pour des gens loyaux comme moi, c’est un enfer !

Même si je vois bien qu’il y a de plus en plus de personnes qui s’en foutent autour de moi.

Et puis il y a toujours une rencontre, cette année avec un vieil agriculteur, qui y CROIT vraiment. Il me dit, avec enthousiasme et volonté, et surtout la santé, hein, c’est le plus important. Et je fonds. Et je culpabilise encore. Ai-je mis assez de moi-même en lui répondant, vous avez raison, et surtout une bonne santé à vous aussi (sachant qu’il entre à l’hôpital pour une opération très délicate).

Je me demande si je ne suis pas la seule personne au monde à me faire chaque année des nœuds dans la tête au sujet des vœux.

Vous me direz.

Et en attendant de vous lire, je vous souhaite …

une bonne journée,

ce ne sera déjà pas si mal !

 

 

 

 

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MAIGRIR À NOËL … ET JEÛNER EN JANVIER !

par Claire Sibille

publié dans Le quotidien c'est pas banal !

MAIGRIR À NOËL … ET JEÛNER EN JANVIER !

Résumé : J’ai encore perdu deux kilos pendant les fêtes, et ce n’est pas fini … Tentative d’explication de ce phénomène, pour le moins assez peu développé entre Noël et le Nouvel An, il faut attendre janvier pour entendre parler du Dry January et du Veganuary pour apprendre à diminuer sa consommation d’alcool et de produits d’origine animale. Je prends juste un peu d’avance …

Deux semaines avant le solstice d’hiver, je commence par ressentit un vague dégoût devant les vitrines des magasins et leurs équivalentes en ligne. Petit à petit ce phénomène prend de l’ampleur et se transforme en nausée. L’impression générale c’est que tout se resserre en moi, sauf les cordons de la bourse, car cela n’empêche pas de chercher à faire plaisir aux proches et à soutenir les moins proches.

Je me sens comme la petite fille aux allumettes, conte omniprésent de mon enfance à la fois bourgeoise et culpabilisante ! À part qu’à l’opposé de l’héroïne de ce conte, je ne regarde pas avec envie les tables et les vitrines débordantes, je gère ma nausée autant que je peux. Elle ne m’a pas lâchée pendant plusieurs semaines, elle est petit à petit en train de disparaître au fur et à mesure que se rouvre la porte du soleil et que la lumière recommence à croître. Pendant cette période hivernale, le Vivant, loin de surconsommer, se replie et concentre son énergie sur le travail intérieur : c’est la dormance.

J’aime ce temps de trêve. Tout s’apaise, y compris, chez moi, le désir. À commencer par le plus banal, celui de manger. À la table de fête, je mange ma demi omelette aux champignons et sa demi-purée de potimarron, je garde le reste de l’assiette pour le soir. Je savoure le plaisir de mes proches devant leur assiette débordante, aucun problème. Parfois j’ai malgré tout une crise, cette année face à un Panettone délicieux, qui ne suffit pas à dévier le cours des choses. Je maigris. Mon estomac se contracte de plus en plus, je le sens.

Quand est-ce que ça a commencé ? Peut-être quand j’ai commencé à jeûner, il y a dix ans. Le jeûne est un médicament formidable, un nettoyage salutaire, mais aussi un acte politique, une revendication de décroissance, une lutte contre la surconsommation, j’en ai témoigné dans mon livre « Le jeûne, une thérapie des émotions ». Son succès régulier, même avec une petite maison d’édition confidentielle, me montre à quel point c’est une aspiration légitime et partagée. Oui, la décroissance, la sobriété, peuvent rendre heureux, léger, libre.

Je note aussi une augmentation proportionnelle de mon empathie envers les personnes les moins susceptibles de profiter des agapes de Noël, les vraies petites filles aux allumettes, elles sont très nombreuses, de plus en plus nombreuses, dans notre riche pays. Par ailleurs, l’obscénité – la formule n’est pas de moi mais d’une sociologue – des milliardaires et des tyrans m’est un formidable moteur de sobriété. Plus je les vois ou les entends, moins je les envie, plus j’ai de joie à faire mon bouillon d’épluchures de légumes (un régal !). Plus je respire l’énergie du Vivant dans la nature où j’ai la chance de vivre. Plus je me régale à poser des mots ou des couleurs sur le papier ou sur mon ordinateur.

Je constate que ce besoin de sobriété touche tous les domaines de la consommation, par exemple celle des écrans et des réseaux. J’aspire – je programme – une semaine loin de ces capteurs d’attention. En attendant je les mets de côté, je prends un livre qui m’intéresse et je sens mon cerveau, contrairement à mon estomac, se déployer physiquement dans des zones inexplorées. C’est prodigieux. Je précise que cette sensation ne s’accompagne de la prise d’aucune substance !

Alors que faire de ça ? En profiter pour préparer mon jeûne de début d’année en toute sérénité, sans aucune frustration. Louper les soldes avec une joie féroce.

Donner de la place à la vie intérieure, aux sentiments partagés :

 NOURRIR … LE LIEN !

Une grand-mère ou une mère qui arrive à réunir toute une famille au moment des fêtes, rituel qui s’effondre à sa mort, beaucoup d’entre nous en ont une en mémoire. Sous prétexte de poulet rôti pommes sautées tarte aux pommes, ce qui importe c’est l’existence d’une famille. Existence uniquement liée à la présence de cette source affective chaleureuse, tel le centre d’un système solaire. Quand le soleil s’éteint, les planètes se dispersent, s’éloignent, explosent et le trou noir les remplace. Ce sont souvent les femmes qui occupent cette place et nourrissent le lien, faites le compte autour de vous. C’est un investissement énergétique, affectif, physique non rémunéré, souvent invisibilisé, voire dévalorisé aujourd’hui.

MAIS IL EST ESSENTIEL.

Je vous souhaite de nombreuses nourritures affectives en ce début d’année.

Mais tout autant de nourritures créatives, car la création a ceci de paradoxal qu’elle nourrit l’être de ce qui sort de lui !

Je l’expérimente tous les jours.

La JOIE est le grand cadeau du Vivant, elle emplit l’espace vidé du superflu.

Vous ne me croyez pas ? Essayez pour voir … J

Un nouveau commentaire d'une voisine encore inconnue ! Une belle surprise de Noël.

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