Les vœux, ça ne vœu (t) plus rien dire !
Les vœux, ça ne vœu (t) plus rien dire !
Billet d'humeur aigre-douce
Résumé : Chaque année c’est pareil mais de pire en pire (comme pas mal d’autres choses). Mais cette année en particulier, souhaiter la bonne année m’a semblé dépassé ! Et je ne suis pas la seule.
Chaque année je m’interroge sur les vœux, les souhaiter ou pas, et cela m’invite à réfléchir au sens que cela peut avoir. Accueillir la bonne volonté qui nous habite un instant en voyant se dérouler à nos pieds l’année à venir, accueillir la lumière qui recommence à grandir, certes depuis le solstice, mais de manière plus visible. Ou tout simplement en profiter pour dire aux personnes qui nous entourent à quel point elles comptent pour nous. Je préfère le faire tout au long de l’année.
Le cadeau le plus important de ce moment rituel est une réflexion sur le sens que je donne à ma vie. J’ai écrit plein d’articles sur ce sujet, un chaque année depuis 15 ans, vous en trouverez certains en fouillant dans mon blog. Tout ce que j’y ai écrit et encore valable, et, pour certains, encore plus.
La nouvelle année, c’est parfois l’occasion de « prendre des bonnes résolutions ». Prenons-les comme l’expression d’un souhait, d’un désir, duquel la plupart du temps il faudra faire le deuil une année de plus. Car ce n’est pas là que ça se joue.
Mais cette année a été particulièrement marquante : je n’ai reçu/envoyé aucune carte de vœux. Même par courriel, en dehors de celles des associations que je soutiens. C’est une première. Les personnes, nombreuses, croisées dès le 2 janvier hésitaient à souhaiter Bonne Année, c’était sensible, et, quand c’était souhaité, c’était plus sur le ton de l’humour, ou avec une réflexion acerbe sur l’actualité.
Il faut dire que les infos du premier janvier avaient un goût de « ce n’est vraiment pas le moment de souhaiter la bonne année, là ». Par décence. Par respect pour le deuil des familles, l’oppression des victimes, la violence et les meurtres de masse vécus par trop d’êtres humains.
Le 15 janvier approchait et je me disais, tu pourrais quand même présenter tes vœux même le maire du village le fait. Mais j’étais butée. Je n’avais pas envie.
J’ai même commencé à écrire un article intitulé « Je vous souhaite une très mauvaise année ». Ou je vous aurai parlé de la pensée comparative. Allez, je vous en parle. C’est un concept psy qui indique que quand quelqu’un affirme quelque chose, il faut aller voir la pensée opposée qui est souvent bien présente dans sa vie. Se méfier par exemple d’une amie qui n’arrête pas de vous dire à quel point elle est heureuse en couple …
Et donc en vous souhaitant une mauvaise année, je vous enverrai, en pensée comparative, plein de bonnes vibes.
L’humour est une arme de guerre.
La superstition aussi.
Cette année je n’ai toujours pas souhaité mes vœux à des tas de gens à qui je le fais d’habitude. Je culpabilise. Et s’ils allaient tomber malades ou être ruinés à cause de moi ?
Car la force d’un rituel est telle que ne pas le suivre peut sembler pire que de transgresser la loi. Pour des gens loyaux comme moi, c’est un enfer !
Même si je vois bien qu’il y a de plus en plus de personnes qui s’en foutent autour de moi.
Et puis il y a toujours une rencontre, cette année avec un vieil agriculteur, qui y CROIT vraiment. Il me dit, avec enthousiasme et volonté, et surtout la santé, hein, c’est le plus important. Et je fonds. Et je culpabilise encore. Ai-je mis assez de moi-même en lui répondant, vous avez raison, et surtout une bonne santé à vous aussi (sachant qu’il entre à l’hôpital pour une opération très délicate).
Je me demande si je ne suis pas la seule personne au monde à me faire chaque année des nœuds dans la tête au sujet des vœux.
Vous me direz.
Et en attendant de vous lire, je vous souhaite …
une bonne journée,
ce ne sera déjà pas si mal !
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