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Articles avec le quotidien - c'est pas banal ...

Contre la dépression saisonnière, faites sauter les crêpes !

par Marie-José Sibille

publié dans Le quotidien - c'est pas banal ...

Contre la dépression saisonnière, faites sauter les crêpes !

 

Ce matin sur France Inter à l'émission "Grand bien vous fasse" qui valorise l'intelligence émotionnelle et relationnelle du quotidien, le débat portait sur la météo de ce mois de janvier, et sur tous ces gens qui vont pas bien à cause de la pluie et du manque de lumière. Une sorte de grippe émotionnelle pourrait-je dire, où bon nombre d'entre nous ont envie de se réfugier sous la couette avec tisane, bouillotte et bon bouquin ou série complète.

Rien à voir, avant de faire débat pour rien, avec la vraie dépression saisonnière, une carence régulière en sérotonine beaucoup plus invalidante, même si l'on peut discuter sur les moyens d'en sortir.

En tous cas la lumière est l'antidote, quelle que soit ou non la gravité du mal. Pour les raisons scientifiques et le pic de mélatonine, l'hormone du sommeil, que provoque l'absence de luminosité, je vous laisse chercher sur les sites d'experts et de passionnés. Et je vous mets le lien de l'émission.

 

Mais dans notre calendrier naturel, dont vous savez  à quel point je le trouve thérapeutique à suivre, elles sont nombreuses les fêtes de la lumière qui viennent pendant tout l’hiver nous donner le courage d’attendre le printemps.

 

Et parmi toutes, n’est-elle pas particulièrement sympathique celle de la Chandeleur, la fête des chandelles ? À l'origine, la chandeleur marquait le moment où les jours commencent à s'allonger plus rapidement. On fêtait alors le retour de la lumière en marchant aux flambeaux, puis en disposant des chandelles dans sa maison, et enfin... en mangeant des crêpes ! Elles datent de bien longtemps, et le christianisme a su les utiliser pour faire son propre calendrier. C’est ainsi pour les chrétiens le jour de la présentation de l’enfant Jésus au temple, un symbole humanisé de la lumière en train de grandir. 

Alors ce soir, si vous le pouvez, allumez une bougie, et faites sauter les crêpes ! Ces crêpes savoureuses qui à l’origine, étaient faites avec l’excédent de farine de l’année passée, devenu un symbole d’abondance, ces crêpes données en partage aux pèlerins, aux passants qui passent, ces crêpes rondes et dorées comme le beau soleil qui enlèvera toute trace de déprime hivernale. La première, souvent ratée, est à garder dans votre armoire, pour connaître une année de prospérité, ou au choix, voir se multiplier les souris. Vous pouvez aussi faire sauter votre crêpe d’une main avec une pièce dans l’autre main, pour vous attirer les faveurs de la Fortune. Et croisez les doigts, ou touchez du bois si elle tombe par terre, pour annuler le mauvais sort …

Mais surtout, n’oubliez pas de partager les crêpes, et toute la vitalité et la bonne humeur pourvoyeuse de sérotonine qu’elles représentent !

 

Contre la dépression saisonnière, faites sauter les crêpes !

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1, 2, 3, sommeil éternel ...

par Marie-José Sibille

publié dans Le quotidien - c'est pas banal ... , Le métier de Psychothérapeute

Trois jours après le massage dont j'ai parlé dans "des symptômes et des soins", et aux photos desquelles le titre de ce post fait écho, Djak est mort.

Sur un plan qui dépasse cette forte expérience personnelle de partage et de deuil, cela montre une fois de plus à quel point le toucher aide à lâcher prise, à quel point il serait plus utile aux personnes qui vont nous quitter que des maintiens en vie mécanistes et médicamenteux.

Le toucher est encore tabou dans de nombreuses approches thérapeutiques dominantes. Il est considéré comme une emprise, une dépendance, un outil incontrôlable. Il est perçu trop souvent dans une problématique d'attachement de type évitant, clairement dominant dans le système de santé public en France. Cela est très difficile pour les personnes en fin de vie mais cela l'est aussi pour tous les personnels obligés de réprimer leurs émotions, leur empathie, leur humanité, car ce temps de "l'intime professionnel" est incompatible avec les diktats de gestion et les tolérances relationnelles où l'enseignement dominant est "apprenez à mettre à distance". Ils en payent un prix fort en terme de burnout et de souffrance au travail, mais aussi de maladies consécutives, alors même qu'ils et elles ont quitté leur travail. Certain.es ne s'en sortent qu'en développant des comportements violents et de la maltraitante envers les personnes, parfois mécaniquement nommé.es les "usagers". C'est un défi très important de la santé collective actuelle dans notre pays, que de petites structures à taille humaine arrivent parfois à relever, maisons de naissance, crèches,  foyers de jeunes, maisons de retraite, car elles se donnent les moyens en terme de temps donné à l'intime et au lien, de formation continue, de régulation et de compréhension de leur pratique. Ces outils sont souvent nommés supervision ou analyse de pratiques professionnelles mais ce sont des termes que je n'aime pas employer, j'expliquerai pourquoi dans un autre article, mais ça doit paraître évident à ceux et celles qui connaissent mon approche. 

Alors touchons-nous les uns les autres, en tout respect, et en tout besoin, pour que diminue - un peu - la violence du monde.

Djak et sa copine la poule Bollywood dans un lien d'attachement sécure.

Djak et sa copine la poule Bollywood dans un lien d'attachement sécure.

Lug, fondateur de la lignée (patriarche polygame père de Djak ...).

Lug, fondateur de la lignée (patriarche polygame père de Djak ...).

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