DESSINER DES DRAPEAUX
DESSINER DES DRAPEAUX
Aujourd’hui j’ai 7 ans et je dessine des drapeaux sur mon cahier d’écolière.
C’est une joie. Une liberté.
Cette diversité.
Ces couleurs qui se parlent et se marient.
Ces ailes qui flottent au vent.
Aujourd’hui je n’ai plus 7 ans et je dessine des drapeaux choisis.
Mais j’aimerai dessiner les 198 drapeaux, des 198 pays du monde. Et un pour la Terre aussi.
Mais je dois faire un choix.
Gaza. Car c’est trop dur d’assister à un génocide sans pouvoir rien faire. C’est trop dur de comprendre en tant que psy comment certains hommes instrumentalisent les victimes du passé - y compris le passé récent, celui du 7 octobre – pour devenir les bourreaux d’aujourd’hui.
Israël. Pour penser à toutes celles et ceux qui réclament la paix.
Ukraine. Pour ne pas oublier que laisser la guerre s’introduire par une porte dérobée, on a déjà connu.
Afghanistan. Pour ne pas oublier mes sœurs interdites de tout sauf de respirer. Pour l’instant.
Congo. Pour ne pas oublier les viols et les tortures qu’y subissent les femmes et les enfants et l’homme qui tente de les réparer, avec toute son équipe.
USA. Pour essayer de croire que le ridicule ne va pas les tuer. Pour de vrai.
France aussi. Pour la gratitude d’avoir eu la chance de naître et de vivre dans un pays où je peux partager cet écrit.
Aujourd’hui je préfère avoir 7 ans et je dessine des drapeaux sur mon cahier d’écolière
C’est une joie. Une liberté.
Cette diversité.
Ces couleurs qui se parlent et se marient.
Ces ailes qui flottent au vent …
Je ne peux rien faire de plus.
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