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Articles avec alteregales

UNE NUIT DE SORCIERE

par Marie-José Sibille

publié dans Alterégales , Le quotidien c'est pas banal

UNE NUIT DE SORCIERE

La Pleine lune, point d’orgue du calendrier féminin

 

3h40 cette nuit. Je me réveille en sursaut d’un rêve à forte empreinte émotionnelle. La lumière de la lune entre dans ma chambre. Mon compagnon dort profondément. Il a raison. Qui sait ce qui pourrait lui arriver dans cette nuit peu favorable à l’énergie masculine.

La chatte - rousse pas noire – miaule dans le salon. Je sors. Deux chauve-souris habitent à l’intérieur de la maison depuis quelques semaines. Elles volent dans tous les sens et la chatte leur court après sans succès. J’ouvre grand la baie vitrée pour qu’elles puissent sortir. Mon amour des chauve-souris ne me rend pas insensible à leur vol rasant ma tête, jamais trop près mais assez pour sentir les vibrations dans mon corps. Je les laisse essayer de trouver la sortie. Les chouettes s’en donnent à cœur joie dehors. J’aime. Je vais dans mon bureau, décidée à écrire quelques lignes. Une ENORME araignée noire traverse la pièce de toutes ses huit longues pattes. Je n’ai pas peur, je sais que c’est une tégénaire inoffensive, de sexe mâle, qui cherche une femelle à aimer. Bonne chance. 

Je sors dans la nuit, la sensation de l’herbe humide sous mes pieds nus est un bain de jouvence. C’est la Pleine Lune, cela ne pouvait être qu’elle. 

Reprise encore cette année dans ce calendrier social fait de rentrées, de contraintes, d’objectifs, de listes, et donc aussi de corvées puis de loisirs indispensables pour « décompresser », j’étais passée à côté. Merci de m’avoir réveillée Mère-lune.

Soyons clair.es, je me suis construite une vie de rêve dans un lieu de rêve où le rythme naturel et la liberté du désir restent quand même mon objectif principal si ce n'est toujours le centre de ma vie. 

Alors je m’interroge sur mes soeurcières citadines. Comment font-elles quand les lumières de la ville et ses nuages de pollution les empêchent d’accéder à la lune gonflée de désir, mais aussi à l'éblouissante Vénus, ode exaltée à la féminité accaparant tous les regards dans le ciel nocturne ?

Prennent-elles alors leur balai pour célébrer au moins tous les 28 jours ce point d’orgue du mois féminin ? 

Bienvenues si vous voulez atterrir devant mon chalet.

Attention de ne pas percuter chauve-souris et chouettes, je n'ai pas mis de panneau de signalisation. 

Mais je vous fais confiance, vous connaissez bien la conduite de nuit. 

https://www.psaltery.org/wordpress/galerie/. De superbes photos.

https://www.psaltery.org/wordpress/galerie/. De superbes photos.

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Quand la France va-t-elle enfin "tomber en quenouille" ?

par Marie-José Sibille

publié dans Alterégales , Le quotidien c'est pas banal

Quand la France va-t-elle enfin "tomber en quenouille" ?

J'aime l'étymologie, c'est-à-dire à l'origine "le vrai sens des mots". Pourquoi ? Parce que la plupart du temps - je n'ai pas d'exception sous la main - l'étymologie donne du corps à la langue. Et donc de l'émotion, de la vie et j'ose le dire, du féminin, là où les règles de la grammaire nous enferment dans un système hiérarchique bien rigide, bien vertical, bien patriarcal, dont beaucoup d'hommes poètes ont d'ailleurs essayé de sortir poussés par leur muse.

L'origine, c'est toujours une origine de la vie. L'origine, la naissance, quoi de plus corporel en somme ? Quoi de plus féminin ? Là où le verbe est divin donc masculin dans nos sociétés monothéistes, là où la parole est monopolisée par les hommes en particulier dans l'espace public, l'origine du mot nous renvoie à la source vive, souvent très imagée et chargée d'émotions qui lui a donné vie.

Et là tout à l'heure je me suis régalée.

Sur France Inter une passionnante historienne, Sophie Cassagnes-Brouquet, conte la chevalerie au féminin, et cite l'expression "tomber en quenouille" qui signifie péricliter, déchoir, tomber en désuétude ...

A l'origine, cette expression vient du 6ème siècle et Wikipédia nous apprend que :

La loi salique, instituée par les Francs depuis le VIe siècle, reposait sur la crainte que la couronne royale ne « tombe en quenouille », c’est-à-dire aux mains des femmes : la quenouille est un fuseau sur lequel on enroulait les fibres brutes destinées à être filées, ce travail de filature étant réalisé par les femmes.

Moi j'ai la grande crainte que le pouvoir politique ne tombe pas assez en quenouille, ou pas assez vite pour éviter l'auto-destruction de l'humanité.

Comme quoi, les temps changent  ...

Sainte Marguerite et sa quenouille ... Gentes Dames, Sus au château-fort !

Sainte Marguerite et sa quenouille ... Gentes Dames, Sus au château-fort !

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