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cette societe - c'est la notre !

IL EST TEMPS DE JEÛNER !

par Marie-José Sibille

publié dans Ecothérapie , Le quotidien c'est pas banal , Jeûne et Detox , Je suis psy mais je me soigne ! , Cette société - c'est la notre !

IL EST TEMPS DE JEÛNER !

 

 

J’ai la carotte ! Ou la pêche, bien que pas de saison ...

Mais surtout pas la frite !

C’est le genre d’humour subtil qui animait notre groupe de jeûne lors de la reprise alimentaire.

Comme souvent au moment du Carême, j’ai ressenti à nouveau le besoin non seulement de jeûner, mais comme parfois de jeûner en groupe pour me remotiver, partager de nouvelles expériences et acquérir de nouvelles compétences, même si c’est pour l’instant toujours au même endroit.

J’en ai profité pour terminer mon livre :

LE JEÛNE, UNE THERAPIE DES EMOTIONS

Fruit de 4 ans de travail, d’étude et de réflexion, j’y ai surtout développé les aspects en lien avec ma profession de psychothérapeute, ainsi que mon expérience personnelle.

La sortie officielle est prévue le 21 mars, le jour du Printemps, normal pour ce grand nettoyage physique, émotionnel et mental qu’est le jeûne.

Je vous en informerai ici même avec tous les liens nécessaires.

 

En attendant, je vous livre quelques réflexions en avant-première.

 

Vous râlez, reprochez, ronchonnez, vous vous auto-apitoyez ... 

Vous vous sentez fatiguée en permanence - le poids de la fatigue est bien réel - ou triste, angoissé.e ? 

Il est temps de jeûner. 

Le cloaque de notre colon non purgé – des déchets de plus de vingt ans s’agrippent à ses parois - se transforme naturellement en cloaque émotionnel et mental, c’est ce que nous découvrons de plus en plus en étudiant le microbiote intestinal et ses liens avec les émotions. 

Il est temps de jeûner.

Vous verrez ce qui reste après, ce qui ressort grâce au vide du ventre et qui nécessitera d’être résolu autrement.

En attendant ...

Il est temps de jeûner.

Évidemment nous connaissons tous de ces vieillards vivant jusqu’à plus d’âge, confits dans la graisse et le sucre, goudronnés dans le tabac, conservés dans l'alcool. 

Mais peut-être ne faites-vous pas partie de ces – heureux ? – élus ? Alors ...

Il est temps de jeûner.

 

Si vous décidez de jeûner et que vous partagez cette décision avec votre entourage, vous aurez peut-être droit à tous les lieux communs que vous avez peut-être vous-mêmes véhiculé un jour, car garder sa liberté de penser et de vivre est souvent un marathon quotidien. 

Vous entendrez parler des risques physiques et psychologiques, et, si vous jeûnez en groupe au moins pour vous lancer dans l’aventure, vous entendrez les mots d’emprise, de manipulation, de sectarisme ... Vous aurez aussi des citations d’experts et de grands docteurs, qui la plupart du temps n’ont pas jeûné et à qui on ne le demande pas ! 

Un peu comme pour la loi 2009 sur la psychothérapie (je ne peux pas m’en empêcher) où on ne demande pas aux praticiens d’avoir expérimenté sur eux-mêmes les pratiques relationnelles, mentales et émotionnelles étudiées dans des livres et des cours magistraux.

Vous pouvez toujours répondre que vos experts à vous s’appellent Moïse, Jésus et Gandhi qui ont jeûné 40 jours, alors le docteur ou l’expert en nutrition ...

Vous pouvez aussi rappeler que les risques de la médecine moderne quand elle devient consumériste, aveugle et dogmatique envahissent les hôpitaux et les cimetières, bien malheureusement.

 

Le parcours émotionnel du jeûne est tout à fait représentatif de tous les processus de transformation dont le premier a été étudié avec les étapes du deuil par Elisabeth Kubler Ross. Il y a des variantes selon l’objectif. 

Dans le jeûne, surtout les premières fois, j’ai pu identifier chez moi et chez beaucoup d’autres :

  • La peur, l’angoisse ou l’anxiété. La peur du manque.
  • La frustration qui entraîne de la colère ou de l’irritabilité.
  • Le remords, le sentiment de se faire du mal, d’avoir fait le mauvais choix, le désir de tout arrêter, surtout si l’on souffre pas mal ce qui a été mon cas la première fois. 
  • La solitude et l’ennui. Le sentiment du vide. Cela je ne l’ai pas vécu personnellement, ou de manière tellement courte que j’ai juste eu le temps de l’identifier pour le reconnaître autour de moi dans les groupes. 
  • La tristesse et l’abattement, souvent associés à la fatigue.

C’est pour cela que la ou les premières fois, il peut être bien d’être soutenu dans un groupe.

Puis viendront, au bout de cinq jours de jeûne complet au minimum :

  • L’acceptation, le calme, la paix intérieure, l’état méditatif continu.
  • La cascade de joie, l’énergie vitale renouvelée, la créativité. Le sentiment d’être en lien qui est l’objectif premier de la joie.
  • La gratitude pour ce corps qui nous a si bien servi jusqu’ici, gratitude pour les liens intimes et les cadeaux de la vie, gratitude envers la nature d’être aussi généreuse et tolérante. Mais gratitude aussi pour les traumatismes, les violences, les deuils, toutes ces épreuves qui nous ont fait grandir. Sans ombre pas de lumière.
  • La conscience du prix de chaque seconde de vie. No past, No future. 

 

Ici et Maintenant, c’est le lieu du vivant.

La table de la sublime reprise alimentaire ! Préparée par Mylène Julienne, naturopathe et coach compétente et sympathique, 0624401775.

La table de la sublime reprise alimentaire ! Préparée par Mylène Julienne, naturopathe et coach compétente et sympathique, 0624401775.

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LE (PARE-)CHOC DU JOUR ...

par Marie-José Sibille

publié dans Cette société - c'est la notre ! , Malheureusement tout est vrai ! , Le quotidien c'est pas banal

LE (PARE-)CHOC DU JOUR ...

 

Il y a des moments comme ça où tout le savoir qui était jusque-là dans la tête tombe brutalement dans le ventre et devient connaissance. Connaissance, cela veut dire naître avec, réaccoucher d'un autre soi, plus éveillé. La conscience devenue chair et émotion devient incontournable, impossible à éviter, à dénier.

Hier matin j'ai vécu un microévènement révolutionnaire de ce genre.

Je suis partie de Lasseube à Pau seule, en voiture. Cela m'arrive rarement. Des fois où il fait trop mauvais, ou encore le délai trop serré, hier il y avait les deux, pour envisager une alternative raisonnable de type scooter/bus. Des fois où il est impossible de renoncer, reculer, annuler car d'autres personnes sont en jeu. 

Une fois comme ça donc.

Je suis partie à 8h10 pour être à 9h à Pau, soit une moyenne estimée de 21 km/h, cela me paraissait raisonnable, j'avais de la marge ...  J'avais même l'idée de m'arrêter poster une lettre importante.

Je suis finalement arrivée en retard, ma moyenne ayant chuté à 18km/h alors que j'ai roulé à 60km/h de Lasseube à Gan, mais je suis surtout arrivée sous le choc, un choc sûrement incompréhensible pour mes collègues. Tout le long de la route de Gan à Pau, en plus de rouler au pas, les milliers de voiture que j'ai croisées, dans les deux sens, ne comportaient qu'un conducteur, et c'est tout, sauf très rares exceptions. En ville c'était pareil, sans l'excuse de la campagne.  J'ai par la suite appris que 16% des automobilistes prennent leur voiture en ville tous les jours, seul.es, pour un trajet compris entre 1 et 5 km, et 26% entre 5 et 10km, dans un périmètre où les transports en commun sont légion. Pourtant le vélo, maintenant à assistance électrique possible, reste le véhicule le plus rapide jusqu'à un trajet de 6km en ville, et bien plus dans les bouchons. Donc il n'est pas question de vitesse, mais de confort, d'habitude de comportement, d'impossibilité de penser alternativement.

Mais bon. Nous en sommes tous là, à négocier notre congruence minute par minute sur des sujets plus ou moins sensibles.

Je reviens à ma chute dans le ventre.

J'ai eu largement le temps d'observer chaque voiture, chaque conducteur, rouler au pas. J'ai ri de joie pure en voyant les vélos nous doubler allégrement, voire même les piétons à certains endroits. Je me suis poussée sur la droite pour faire de la place à tous les autres deux-roues. Pour une fois je n'écoutais pas la radio ni même de la musique, je ne profitais pas du presque arrêt permanent pour répondre à mes sms, téléphoner ou noter vite fait quelques mots dans mon carnet pour un futur écrit.

J'étais totalement dans la contemplation de la folie humaine.

Et j'ai su qu'un système aussi contraire à la nature, à la raison, au sens commun et à tout le reste ne pouvait que s'arrêter très vite. 

Inexorablement. 

Pour le plus grand bien de tou.tes.

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