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cette societe - c'est la notre !

Lettre à l'Elysée au sujet des femmes, des orang-outangs et de toutes les autres choses importantes !

par Marie-José Sibille

publié dans Malheureusement tout est vrai ! , Cette société - c'est la notre ! , Alterégales , Le quotidien c'est pas banal

Lettre à l'Elysée au sujet des femmes, des orang-outangs et de toutes les autres choses importantes !

Attention article militant et engagé !

Je vous rappelle que ce blog est généraliste, et vous n'êtes pas obligé.es de partager mes opinions pour profiter de mes articles sur les secrets de famille ou la thérapie de couple !

Merci de votre compréhension et de votre fidélité.

Lettre au Président de la République

Trou paumé dans la campagne française, 19/08/2019

 

Monsieur le Président Macron,

 

Vous connaissez sûrement l’Écoféminisme, une ressource paraît-il pour les temps actuels. 

Je ne sais pas si je suis encore une femme ou déjà devenue une orang-outang par empathie, mais à l’aube du G7 j’ai envie de vous écrire une lettre sur ces deux sujets indissociables : la femme et la nature. Je sais c’est pénible ces femmes et ces orang-outangs qui n’arrivent pas à la fermer. Mais bon. 

La Nature : Quand je vous vois agir, j’ai l’impression de voir De Gaulle renonçant à partir à Londres et restant chez lui cultiver ses plates-bandes pour ne déranger personne, je veux dire personne qui ait de l’argent ou du pouvoir. 

Vous regardez passer le train de l’Histoire, et vous lui préférez les milliers de camions à Rungis ou dans la vallée d’Aspe. 

Votre parole est résistante, engagée pour la planète, vos actes sont collabos. 

Si vous êtes de bonne foi dans ce clivage, cela s’appelle une dissonance cognitive, vous devez le savoir. Sinon cela s’appelle de la manipulation perverse. Il y a une alternative, sans doute la plus crédible, celle d'un enfermement dans un système auto-entretenu, une forme d'auto-manipulation pour ne surtout rien changer tout en calmant sa conscience. Nous connaissons toutes et tous ce phénomène à bien plus petite échelle de responsabilités.

Un des pires branquignols de votre ministère est parti manger son homard dans son hélicoptère en début d’été. J’ai eu tellement honte de lui et pour lui. Il était un parfait bouffon du roi, expression de l’ombre que vous tentez de cacher !

Les femmes :

Parlons des femmes assassinées en France. Ces féminicides, pas ces « drames familiaux ». Si on prend une femme tuée tous les deux ou trois jours, ça nous fait à la louche une CENTAINE depuis le début de l’année 2019. Qu’est-ce qui est plus important que d’arrêter cette horreur, dites-moi ? Je sais les enfants tués, mais c’est encore plus compliqué, alors faisons simple. Ça vous prendrait combien de temps de donner un coup de gueule auprès de tous les gendarmes et policiers du royaume en leur disant que quand une femme trouve enfin le courage de les appeler ou de déposer une main courante il faut la sortir de l’enfer tout de suite et pas dans un cercueil ? Je suis sûr que vous auriez un impact de chef de guerre, ils vous écouteraient peut-être, vous, plus que la femme qui hurle ses blessures. Et qui leur fait peur ou les dégoûte. J’en ai accompagné des femmes violentées et je peux vous dire qu’arriver à sortir de leur bulle infernale pour déposer une main courante relève de l’exploit physique et psychologique. 

Que dire de celles qui le font plusieurs fois sans être entendues ?

Je vous vois bien aussi lors d’un raout entre grands chefs d’entreprise mâles blancs dire que vous n’inviterez plus à vos fins dîners ceux qui abusent de leur secrétaire ou ne payent pas le même salaire aux femmes et aux hommes. 

Je suis sûre que vous auriez de l’impact là aussi.

Mon utopie :

Bien sûr au regard des autres tyrans qui massacrent allègrement le monde dans les pays alentours je peux me dire que je suis bien lotie. Que ferais-je si vous étiez Trump, Poutine, Salmane Ben Abdelazis Al Saoud ou Kim Jung-un ?

Surtout en tant que femme ?

Mais vous comparer aux pires tyrans fous furieux du monde ne me suffit pas. 

Je rêve d’un Président qui soit à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui.

Un qui sortirait de son microcosme surprotégé pour voir le monde et recevoir l’illumination, comme le prince Sakyamuni. Vous connaissez son histoire : Jeune homme, il sort pour la première fois de son palais doré et croise un vieillard, un malade et un mort. Il est devenu le Bouddha.

Sans vous en demander autant, vous pourriez sortir déguisé, comme les sultans arabes des temps très anciens, et boire un coup incognito avec un SDF, écouter une femme battue (prochainement assassinée) et prendre la main d’un orang-outang par exemple ? 

On ne sait jamais les effets des rencontres.

Je n’ai pas voté pour vous et je ne crois plus à la gouvernance présidentielle archaïque qui sévit encore en France.

Mais vous voyez à quel point je crois encore en vous Monsieur le Président, en tant que personne humaine ?

Je veux garder cette foi, même si elle s’effondre régulièrement devant les actualités et les photos de femmes, d’enfants ... et d’orang-outangs.

Merci à la personne qui m’aura lu jusqu’au bout si elle existe.

Bien à vous,

 

Marie-José Sibille

Psychothérapeute et Auteure

64290 – Lasseube

mariejose.sibille@gmail.com

Blog : Une psy ... cause

 

 

Les choses importantes ...Les choses importantes ...

Les choses importantes ...

Bonjour Madame,
Je profite de cette période un peu compliquée mais qui me laisse plus de temps pour travailler pour, enfin, répondre à votre demande, en espérant que ce message vous trouve en bonne santé.
Nous avons aujourd'hui 5 orangs-outans à la Ménagerie dans l'espace que vous connaissez qui, comme nous le savons tous, est trop étroit pour nos animaux.
J'ai en revanche de bonnes nouvelles. Nous travaillons depuis plus d'un an à un projet d'agrandissement de leur espace avec la construction de deux enclos extérieurs de 600 m2 au total au sol et une hauteur de 15 mètres.
Les travaux s'achèveront au printemps 2022, dans deux ans.
C'est une très bonne nouvelle pour les orangs-outans de la Ménagerie.
Sans ce nouvel espace je les aurais fait partir vers d'autres zoos.
J'espère avoir répondu à vos questions.
Bien cordialement
 
Michel Saint Jalme
Directeur de la Ménagerie le Zoo du Jardin des Plantes
CESCO, Centre d’Ecologie et de Sciences de la COnservation
Muséum National d'Histoire Naturelle
57 rue Cuvier
75005 Paris
+33 1 40 79 34 47

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ENTRETENIR LE MONDE, LE PLUS BEAU DES METIERS ? Billet d’humeur pour la revalorisation des tâches ménagères

par Marie-José Sibille

publié dans Cette société - c'est la notre ! , Le quotidien c'est pas banal , On peut choisir sa famille

ENTRETENIR LE MONDE, LE PLUS BEAU DES METIERS ?

Billet d’humeur pour la revalorisation des tâches ménagères

 

Hier soir je rentre d’une journée de travail bien remplie, épanouissante, valorisante ... et épuisante. Je ne rêve que d’une chose : m’écrouler sur le canapé avec une bière devant la coupe du monde de foot féminine.

Or je me retrouve à devoir imaginer un repas « vite fait » avec ce que les mulots nous ont laissé à manger. On ne veut pas les tuer, on a vu « Ratatouille », et on les attrape dans des pièges - il faut donc les nourrir - pour aller les relâcher dans la nature - il faut donc les transporter - ça nous fait donc au dernier recensement 1394 enfants supplémentaires dont il faut prendre soin ... 

Je pourrais compter sur mon environnement familial, mais mes ados préférés passent des examens qui les stressent ou profitent du soleil enfin là. Bien que formés à l’entretien du monde depuis un moment – vous en connaissez beaucoup des garçons qui font leur lessive tous seuls depuis l’âge de 12 ans ? – ils n’en sont pas encore à anticiper et prendre en charge la famille, heureusement ...

Quant à mon compagnon il est pris entre une panne d'électricité généralisée et un débouchage d’évier récalcitrant. 

Sans électricité, impossible de voir la coupe du monde de foot féminine ! Et on se retrouve à devoir allumer la cuisinière à bois le seul jour depuis un mois où on peut se passer du poêle parce qu’il fait enfin beau. On crève de chaud le temps de cuire des crêpes (bios) où l’on fourre tout ce qui nous tombe sous la main. 

Mais la bière est encore fraîche et les Pyrénées valent mieux que tous les écrans, vive les pannes !

 

Je rêve d’une société où la tâche qui consiste à entretenir le monde et le vivant, à nourrir et faire grandir, à prendre soin des lieux et des êtres, cette (multi-)tâche-là serait considérée comme essentielle – ce qu’elle est – et valorisée à sa juste hauteur, à savoir le sommet de la pyramide. 

Or dans notre société patriarcale et globalement machiste, y compris chez trop de femmes, nous payons tous les jours, et la planète aussi, une échelle de valeur et de pouvoir délirante. 

Dans ce monde-là, le nôtre, ces tâches sont dévolues : 

  • Soit aux femmes au foyer qui aiment encore ça malgré la dévalorisation sociétale, féministe et financière, malgré le risque aussi de se retrouver le bec dans l’eau de vaisselle en cas de divorce.  Sans compter la dépression du nid vide quand les enfants s’en vont, et le fait d’être assimilées à des bêtes de somme incapables de pensée et de créativité.
  • Soit aux adeptes féminines de politiques extrêmes ou conservatrices qui rêvent d’un retour aux bonnes vieilles valeurs où chacun et surtout chacune est à la place que le chef a décidé sans pouvoir en sortir. 
  • Soit à des personnes souvent – pas toujours – sous-payées et surexploitées qui de toutes façons, sauf chez les richissimes ou les esclavagistes, ne peuvent pas être là 24h/24h pour prendre soin de nous.

 

Alors féministe assumée et engagée que je suis pour de multiples raisons, écologiste de plus en plus radicale et sociétalement d’accord avec toutes les valeurs humanistes depuis l’éternel combat pour l’émancipation du corps des femmes jusqu’au mariage pour tou.te.s et aux monnaies locales, je voudrais que l’on nomme ce  plancher de terre qui fait miroir au plafond de verre  que les hommes mettent au-dessus de la tête des femmes ambitieuses pour les empêcher de prendre leur place, menacés qu’ils se sentent par leur existence ... 

Ce plancher de terre, même quand il est nommé comme essentiel pour l’égalité des sexes reste toujours dévalorisé, considéré comme incompatible avec l’émancipation, la créativité, la pensée même ! 

Entretenir la maison - et la grande maison qu’est notre planète - reste une corvée, c’est-à-dire « un travail gratuit que les serfs devaient au seigneur », obligation abolie en théorie dans la nuit du 4 août 1789 nous dit l’incontournable dictionnaire historique de la langue française. 

Or c’est ce plancher de terre qui nous permet de garder les pieds au sol, ce qui n’a jamais empêché, au contraire, d’avoir la tête dans les nuages, regardez les arbres. Il nous enracine dans les besoins du vivant, qui sont nombreux et totalement oubliés aujourd’hui par des hommes – et des femmes – qui ont toujours eu des grands-mères, des mères, des domestiques, des esclaves pour prendre soin d’eux sans qu’ils aient même à y penser une seconde.

Leur assiette était toujours remplie, leur lit fait, leur chauffeur à la porte, comme si Mary Poppins était passée par là pendant la nuit, une Mary Poppins ne songeant qu’à servir et pas à éduquer à l’autonomie. Et après les femmes de leur famille, des hordes de nounous ont pris la relève pour biberonner et torcher leurs bébés, pour qu’ils soient bien propres et nourris pour le câlin du soir ou de la semaine ... Et des jardiniers aussi, mieux payés que les nounous, pour prendre soin de leur petit ou immense coin de vivant privatisé. 

Ce sont trop de gens comme cela qui dirigent le monde, le résultat est désastreux, suicidaire, findumondiste.

Revaloriser les tâches de l’entretien du vivant, bêtement nommées « tâches ménagères », cela veut dire d’abord les dé-genrer, c’est-à-dire arrêter de les attribuer au sexe féminin qui les accomplit "naturellement", en plus du reste, aussi simple que de respirer. Encore hier dans un club de sport local qui fêtait la fin de l’année, la soirée « crêpes des mamans » affichait complet ... Combien de siècles d’évolution pour voir afficher « crêpes des parents » ou simplement « crêpes » ? 

De plus en plus d’hommes conscients et sensibles se préoccupent de balayer le plancher de terre et d’y planter des graines de toutes sortes. Dans les familles alternatives, zéro déchet, jardin partagé et autres éducations créatives, ces tâches prennent encore plus de temps que par le passé. Tellement plus simple de faire un drive avec 150 emballages à recycler par semaine, et je ne juge personne, je suis trop confrontée à ces pressions quotidiennes.

Il faut aussi revaloriser ces tâches financièrement, tant que l’argent existe et reste un indicateur de valeur fort. Une société où un vieil homme blanc (autres couleurs acceptées et répandues) touche des millions d’euros pour vendre des armes ou exploiter des entreprises de déforestation massive, pendant que la personne qui prend soin des petits et des anciens, qui s’occupe de la cuisine et du ménage s’épuise au quotidien avec parfois à peine de quoi à survivre, cette société-là est tout simplement et complètement perverse.

Perverse au sens étymologique du terme qui signifie « mettre sens dessus dessous », du plafond jusqu’au plancher !

Ratatouille(s) les faux et le vrai, nourri comme vous le voyez à la farine bio, qu'il avait repéré avant bocal ...Ratatouille(s) les faux et le vrai, nourri comme vous le voyez à la farine bio, qu'il avait repéré avant bocal ...

Ratatouille(s) les faux et le vrai, nourri comme vous le voyez à la farine bio, qu'il avait repéré avant bocal ...

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