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AU REVOIR LA-HAUT

par Marie-José Sibille

publié dans Des livres profonds ... comme une psychothérapie !

Au revoir là-haut


Un livre incontournable sur la guerre de 14/18 et sur les Gueules cassées …
Mais pas que…

 

J’ai créé la catégorie de mon blog « Des livres aussi profonds qu’une psychothérapie » pour des livres exactement comme celui-là. 
Pour rentrer dans cette petite catégorie, ils doivent répondre à différents critères :

  • Chaque mot (ou presque) est habité d’émotion et de corps. 
  • Le plaisir de lire est intense, de même que l’envie de fuir tellement la portée dramatique, voire tragique, est grande.
  • Sa lecture peut nous transformer. Et la transformation vient de trois choses : 
    • l’implication profonde, corps, émotion et esprit, dans cette lecture qui devient processus intime,  en lien avec le processus intime d’écriture de l’auteur.
    • l’ouverture sur des univers inconnus, sur un ailleurs, sur des autres, voire sur un tout autre. 
    • Le sentiment de se grandir en lisant, de « mettre l’âme sur la pointe des pieds », pour voir comment c’est « là-haut », ou au moins un peu plus haut.

Je date un peu, car ce livre a eu le Goncourt 2013. Le film éponyme de cette année me l’a mis entre les mains. En 2014, c’était « Pas pleurer » de Lydia Salvayre, sur lequel j’ai écrit un article ci-dessous rappelé, et qui répond aussi à ces critères. En 2016, « Chanson douce », que j’ai dévoré mais sans le même effet. Plutôt de la sororité. J’ai trouvé que ça ressemblait beaucoup à mon recueil de nouvelles … le prix Goncourt en plus !  Il y avait de la reconnaissance, de l’effet miroir, très agréable, mais pas de transformation. Tous les Goncourt ne sont donc pas concernés. « La carte et le territoire », Houellebecq 2010, très efficacement écrit, m’a fait vomir (certes c’est une transformation …), et je n’ai pas dépassé les deux premières pages d’« Alabama Song » (2007). 

Pour en revenir à « Au revoir là-haut », si il vous reste un cadeau de Noël à faire à un lecteur ou une lectrice, exigeant.e quand même, c’est long et dense, n’hésitez pas.
Il y a du Balzac, La comédie humaine, du Hugo, Les misérables, du Zola, Les Rougon Maquart dans ce livre. 
Il y a le désespoir du Père Goriot, l’asservissement d’Esmeralda,  la violence de Germinal. 
Mais surtout, comme dans certains passages de ces auteurs, on se rend compte que les personnages décrits n’ont malheureusement pas pris une ride. 
Ce sont les mêmes qui organisaient et profitaient de la guerre de 14/18, ce sont les mêmes qui méprisaient « la France d’en-bas » de manière éhontée, en l’envoyant se faire « casser la gueule » au sens littéral du terme, ce sont les mêmes qui mettaient leurs grasses mains sous les jupes de leurs secrétaires ou de leurs « boniches ». 
Ils ont perdu quelques kilos, image médiatique oblige, ils ont un Iphone et plus un petit carnet noir avec stylo plume de marque, mais le regard condescendant et méprisant est le même, l’auto-satisfaction bedonnante, même avec des abdos en béton, est la même.
Ils sont habillés d’aujourd’hui mais ils datent d’hier et d’avant-hier. 
Mon Dieu, quand vont-ils disparaître ?

Je les ai revus encore hier sur une vidéo de l’Assemblée Nationale, quittant un discours qui ne leur convenait pas, le sourire en coin, le mépris dégoulinant de la racine de leurs cheveux jusqu’au bout de leurs godasses bien cirées. 
J’ai fait un exercice volontaire d’empathie. J’ai visualisé le petit garçon innocent qu’ils ont sûrement été un jour car oui, c’est surtout d’hommes de sexe masculin que cela parle. J’ai vu le petit garçon n’arrivant jamais à satisfaire un père lui aussi passé par là, le petit garçon élevé dans le luxe mais aussi dans des pensionnats pour chevaux de course, le petit garçon à qui on demande d’avoir 21 sur 20 en maths mais de surtout pas exprimer un besoin d’affection ou d’attention, à part en mettant sa petite menotte sous la jupe de la nounou, et j’ai pu ressentir une minute de compassion. 
Mais tant de dégâts pour qu’ils se sentent enfin exister.


Dans « Au revoir là-haut », il y a des salauds et des victimes, mais pas que.
Il y a des hommes plus complexes. Je ne vous les décrirai pas pour ne pas vous spolier le suspens, ce serait criminel !
Il y a la guerre de 14/18 mais pas que.
Il y a toutes les guerres.
Il y a beaucoup d’hommes mais pas que.
Il ya quelques femmes qui s’en sortent, et toutes ne sont pas des saintes. 
Mais toutes subissent la loi des mâles.


« Au revoir là-haut », ce sont les derniers mots écrits par Jean Blanchard à son épouse, le 4 décembre 1914, on peut imaginer dans quel contexte.
« Au revoir là-haut », cette expression m’a accompagnée pendant toute la lecture. Parfois dans le sens d'origine. Souvent comme une métaphore - confirmée ensuite par la biographie de l'auteur - une métaphore de « La France d’En-Haut » qui continue à s’éloigner de la « France d’En-Bas ». Là-haut ça peut être une vraie hauteur intérieure ou une hauteur factice, un jeu de cubes, qui au minimum à la mort s’écroule comme un château de cartes.
« Au revoir là-haut » pourrions-nous dire à ces gens qui continuent à détruire la planète pour s’en mettre plein les poches, ou tout simplement ceux et celles qui, inconscient.es, continuent à proposer aux pauvres de manger de la brioche puisqu’ils n’ont plus de pain. 
« Au-revoir là-haut » pourrions-nous dire aux grands discours désespérément coupés des émotions et du corps, donc de la concrétisation. 
Surtout reste bien au chaud dans ta tête, surtout évite d’aller voir plus bas, tu prendrais peur. 
Autant vous dire que je ne fais pas que l’observer, car l’aspiration consumériste de notre société nécessite une résistance quotidienne surtout avec des enfants ados nous empêchant de nous réfugier dans une grotte, surtout en périodes « de fêtes », et j'ai bien conscience du décalage entre la tête et le corps.
Mais je ne ressens plus cette conscience comme de la culpabilité, plutôt, c'est une autre vertu possible de la lecture, comme l’aiguillon pour ne pas oublier. Ce livre qui parle d’aujourd’hui en rappelant un hier monstrueux fait partie de ces aiguillons. 

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STAGE : L'ENFANT INTERIEUR, SOURCE ET RESSOURCE. Mise à jour Avril 18.

par Marie-José Sibille

publié dans STAGE

L'Enfant Intérieur, un univers de possibles. 

L'Enfant Intérieur, un univers de possibles. 

Il est temps de se mettre en marche, même à 4 pattes, pour s'inscrire au stage de Printemps. J'attends vos questions si vous en avez. Attention, nouveaux horaires pour le post-stage. Et simplification des éléments à amener.

Un premier commentaire suite à un autre stage sur ce thème : 

"Je suis heureuse d'avoir maintenant accès à des clés qui me permettent de libérer la petite fille cachée dans le noir et qui a peur : je sais où elle est maintenant, à quel endroit. Je suis contente de pouvoir me poser près d'elle et de l'entendre. Je l'apprivoise et la rassure. Qui peut mieux le faire que moi ? Je veux lui permettre d'être approchée, d'être touchée, de dire, de pleurer. Jusqu'à maintenant cette notion de l'enfant intérieur était encore flou, je voyais la petite fille mais restais à distance. Elle devient de plus en plus claire. 
Pendant un exercice, j'étais debout en tenant la main de ma petite fille et elle était complètement dans le noir recroquevillée. Je suis très triste de la voir comme çà, j'ai beaucoup de compassion pour elle. J'accueille ce moment avec elle et la rassure : tout est ok pour moi, qu'elle prenne son temps. Je suis là pour elle. Merci pour ce cadeau." Nathalie.

L’ENFANT INTERIEUR : SOURCE ET RESSOURCE

Comment remettre les inépuisables compétences de l’enfant au cœur de notre vie ?

 

ECOUTER SES EMOTIONS

APAISER SES BLESSURES

LIBERER SA CREATIVITE

RETROUVER SES COMPETENCES

 

Stage 2018 :

 

Du vendredi 27 avril à 18h au dimanche 29 avril à 17h

 

Post-stage :

 

Du vendredi 22 juin à 18h (accueil) au dimanche 24 juin à 12h

 

Descriptif détaillé et bulletin d'inscription ci-après.

Attention, nombre de places strictement limité à 18

participant.es

 

 

 

 

2 formules au choix :

 

  • Stage de Psychothérapie intégrative et Développement de la Personne.
  • Stage complété par 2 jours de Post-stage intégratif.

 

Approches utilisées :

 

Psychothérapie de l’attachement et de l'intégration émotionnelle, Thérapies Psychocorporelles intégratives, Analyse psycho-organique, Emdr, thérapies énergétiques, Art-thérapie, Ecothérapie, Psychothérapie transpersonnelle et ethnothérapie

 

Lieu : Le Clos Galan, aux pieds des Pyrénées : Gîte de France 3 épis, à côté de Lannemezan, 65330, GALAN

https://www.facebook.com/leclosgalan/

http://leclosgalan.com

13 Rue de la Baïse

Tel : +33 (0)9 83 20 29 04

Mobile : +33 (0)6 66 86 86 05

Toutes les réservations pour l’hébergement et les indications pratiques sont à voir directement avec les responsables sur place, Will et Eric.


Stage organisé et co-animé par :

Marie-José SIBILLE, psychothérapeute, formatrice en psychothérapie intégrative, auteure.

Karine ROCHES, psychothérapeute intégrative, danse-thérapeute.

Post-stage organisé et animé par Marie-José Sibille.

Accompagnées de deux assistant.es.

Attention, nombre de participant.es strictement limité à 18.

 

PRÉVOIR :

 

 

Deux photos avant neuf ans, une vous inspirant de la joie, l'autre une difficulté.

Par ailleurs un portrait de vous vers 4 ans, agrandit au format 21/29,7.

Un jouet auquel vous aimiez jouer avant 9 ans.

Une soirée est prévue dans le stage comme dans le post-stage. Elle sera consacrée aux chansons d'enfance et tout ce qui vous inspire et vous donne envie de partager. Si une comptine vous a marqué, amenez-là également.

(Facultatif, pour ceux/celles qui l'on déjà fait, c'est un plus : un album de photos de vous du bébé jusqu’à 9 ans. Si possible, une par an. Et de préférence seul.e.)

Avant le stage, une lettre récapitulative sera envoyée aux inscrit.es.

 

 

Enfant intérieur Bébé
Il faut du temps pour devenir jeune !

 

 

Honoraires :

 

Stage : 290 euros + hébergement et repas.

L’accueil se fait à partir de 16h le vendredi 27 avril, 18h le vendredi 22 juin. 

Stage + Post-stage : 290 + 220 euros + hébergement et repas

Contacter les thérapeutes pour toute difficulté ou aménagement financiers.

Les frais d’hébergement et de repas sont à régler indépendamment directement au Clos Galan.

 

 

Bulletin ci-après à imprimer 

 

A renvoyer ou remettre en mains propres à :

 

Marie-José SIBILLE

Adresse courrier : « Le Cayou», 341, Chemin Clergat, 64290 - Lasseube

Téléphone : 06 41 56 36 99

Email : mariejose.sibille@gmail.com

Blog : www.sibillemariejose.com 

 

 

Bulletin d’inscription

 

  

 

NOM : ………………………………...  

PRENOM : …………………………………….

 

 

EMAIL : ………………………               @...............................

                                                   

TELEPHONE :  ……………………………………………

 

VILLE :  ……………………………………………….

 

Je viens à ce(s) stage(s) par l’intermédiaire de (citer le nom de la thérapeute concernée) :

…………………………………………………………………………

 

Je m’inscris au (Mettre une croix) : 

 

o   Stage avril 2018

o   Stage + post-stage juin 2018

o   J'ai besoin d'une facture 

o   J'ai besoin d'une attestation de présence 

 

J'accompagne mon inscription d'un chèque de 150€ d'arrhes.

Cette somme est remboursable jusqu'au 1er avril inclus. Après cette date ou en cas d'absence au groupe, aucun remboursement ne sera consenti, sauf annulation du stage par les organisatrices sans contrepartie, en cas de force majeure ou de nombre de participants insuffisant.

 

Je m’engage à respecter les règles propres à ce groupe : stricte confidentialité, respect des personnes en paroles et actions, esprit positif et bienveillant, approche non violente en situation de conflit.

 

 

 DATE                                                 SIGNATURE

                                          (précédée de la mention « lu et approuvé »)

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